Statement

 

My artistic research originates from the reflection on the body as object/subject and foundation of identity. The body and its singularity, age and gender, filters the perception of the surrounding world: natural and cultural environment and relational space.

Through the physical appropriation of our body we carve our personal history and History is produced through a process of «subjectivity». 

The personal recollection is shaped through readjustment and memories, blended in an emotional and partially objective remembrance of reality.

The attempt to contrast our mortality and fragility can be recognized in the effort of collecting and conserve «meaningful» marks through time. I am interested in human marks such as artifact, works of art, ethnological objects, and fossils, all valued as cultural heritage, transmission, consolidation or prolongation of human identity.

The profession of art restorer that I practiced in the past influences my reflections and artistic process. The analytical approach and the visual magnification of the subject are an inheritance of the methodical approach of the restorer, close to the archeologist, who build the understanding of «things», layer after layer, unveiling the surface and searching for minimalistic evidences.

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Ma pratique artistique est un espace de réflexion sur l’existence, qui se génère et régénère dans dialogue entre matière et métaphore ; les thèmes de l’identité, de la trace, de la fragilité et de la mémoire, sont au centre de ma recherche conceptuelle et visuelle.

Dans mes œuvres le corps se décompose et s’agrandit pour permettre l’observation des plies et des pores de la peau; l’agrandissement du sujet et l’observation minutieuse des détails, permettent de perdre de vue la représentation, en accompagnant le spectateur vers l’abstraction et une dimension “universelle” de l’existence.

Pour la réalisation, j’ai adopté la technique du “spolvero”, pour son aspect évocateur et éphémère. Cette technique a été largement utilisée pendant la Renaissance pour la reproduction des dessins préparatoires des fresques. Une partie du sujet est obtenue par la perforation du papier et la deuxième partie, spéculaire à la première, correspond à l’empreinte au fusain du sujet perforé.

L’acte de la perforation confirme, rituellement, la présence des pores sur la surface de la peau et exprime le désir d’ouverture sur le monde extérieur, la possibilité de laisser une trace et, en même temps, le désir d’accueillir l’extérieur dans son intérieur. Le corps est identité passagère qui, par ses actions, laisse des marques et qui, simultanément, les accumule sur sa surface.

L’empreinte est le résultat de l’action du corps, trace éphémère et éternelle, incline à se superposer et à se confondre aux autres traces pour devenir partie de l’histoire de l’humanité. Le support pictural est l’épiderme qui enregistre et produit l’action.

 

 

 

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